
Oswald Spengler, qui compte parmi les théoriciens prépondérants de la Révolution conservatrice allemande, a passé deux parties de son existence à Munich, la première en 1901-1902 et la seconde de 1911 à sa mort survenue en 1936. Lionel Baland retrace la vie au sein de la capitale bavaroise de cet écrivain dont les idées décadentistes sont de nos jours en pleine résurgence et dont l’ouvrage le plus célèbre, Le Déclin de l’Occident (1918 et 1922), a été rédigé au sein de cette cité, à l’instar de Prussianité et socialisme (1919), de L’Homme et la Technique (1931) et d’Années décisives (1933).

Quentin Deranque, jeune militant nationaliste lyonnais, est mort, ce 14 février. Roué de coups. Tabassé au sol. Les antifas étaient à dix contre un. La lutte antifasciste a bon dos.

Islamo-fascistes, écolo-fascistes, féministo-fascistes, européo-fascistes, libéro-fascistes… Si l’on en croit la vulgate médiatique et les piaillements militants des uns et des autres, plus de 80 ans après l’exécution de Benito Mussolini, tout le monde, ou presque, de Trump à Macron en passant par Mélenchon, Le Pen, Knafo et Van der Leyen, serait aujourd’hui devenu fasciste.
Une dérive sémantique aussi grotesque que contre-productive, qui, d’une part, participe au confusionnisme intellectuel et idéologique ambiant et, d’autre part, permet à la gauche contemporaine de se dédouaner de sa violence endémique et ses dérives extrémistes.

Les politiques mises en œuvre depuis un an par Donald Trump ont tellement modifié le paysage international qu’elles ont plongé la droite souverainiste dans une sorte de malaise.Ce malaise se résume à une question très simple : comment des forces qui se définissent comme souverainistes peuvent-elles soutenir une agression aussi mani-feste contre la souveraineté nationale que le blocus naval du Venezuela et la capture de son chef suprême par les États-Unis ? Et à l’inverse. Comment ces forces pour-raient-elles ne pas soutenir la politique de Donald Trump ? Comment pourraient-elles ne pas applaudir des deux mains une politique qui, depuis le bastion qui est à l’origine de ces maux, combat avec acharnement les délires woke, la mondialisation et la promotion de l’invasion migratoire ?

Il n’a échappé à personne que l’économie française se dégrade. On accuse les dirigeants en place, on espère que les prochaines élections porteront au pouvoir des hommes d’État à la hauteur. Sans vouloir blanchir les dirigeants actuels, il est tout de même une question à se poser : et si la lente érosion des économies libérales n’était pas liée à une mauvaise gestion, mais était structurelle, donc inexorable ?

Jean-Yves Le Gallou a lu avec attention notre dossier « Contre l’étatisme, repenser l’État ». Il en salue la cohérence et la vigueur critique. Mais il estime qu’il manque encore une pièce au puzzle. Une dimension décisive, trop souvent sous-estimée : ce que l’économiste Philippe Herlin a nommé l’« étatisme de connivence ». Autrement dit, un État parasite qui ne se contente plus d’intervenir, mais qui se nourrit de lui-même, prolifère et organise sa propre reproduction au détriment du corps social. Notre dossier l’aborde sous la plume d’Alain de Benoist et de Guillaume Travers, mais nous avons souhaité prolonger la discussion. La parole à Jean-Yves Le Gallou.

Le Premier ministre japonais Sanae Takaichi entre une nouvelle fois dans l’histoire du pays après avoir mené son parti à une écrasante victoire lors des élections générales ce dimanche 8 février. Ce résultat pourrait considérablement modifier les relations du Japon avec la Chine et conduire à de profondes réformes économiques.
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