
À l’heure où beaucoup rêvent d’un monde sans frontières et d’une humanité indifférenciée, la disparition d’Yves Lacoste rappelle une évidence trop souvent oubliée : les peuples ne disparaissent pas des cartes parce qu’on le décrète. Géographe iconoclaste, penseur indépendant issu de la gauche, il a réhabilité la géographie comme science du concret, du pouvoir et des territoires disputés. Trystan Mordrel lui rend hommage.

Afin de prolonger et de compléter le dossier de notre numéro 220, actuellement en kiosques, consacré à la « remigration », concept qui prend progressivement de l’ampleur dans le discours politique français et européen, nous avons décidé d’interroger sur ce sujet un ensemble de personnalités du monde politique et culturel dissident en leur soumettant la même interrogation : « Pensez-vous que la « remigration » soit possible et souhaitable, et si oui, sous quelle forme et dans quelles conditions ? »
Les lecteurs sont également invités à participer, en commentaires ou par courriels, à ce débat. Aujourd’hui, la parole est donnée à l’urbaniste et philosophe Pierre le Vigan et au journaliste Nicolas Gauthier.

Il peut y avoir des hasards et des coïncidences. Mais quand ces dernières se répètent trop souvent, il n’est pas incongru d’évoquer une sorte de fatalité, nom poli pour ce qu’il faut bien nommer une forme de malédiction. Soit un mystère qui laisse le monde politico-scientifique pour le moins perplexe… Récapitulons.

La Serbie est depuis bientôt deux ans le théâtre d’importantes manifestations populaires contre son gouvernement, menées par des étudiants demandant la fin de la corruption et des élections anticipées. Pour comprendre les ressorts d’une lutte où les deux camps revendiquent le patriotisme, entretien avec notre collaborateur Dušan Dostanić.

Afin de prolonger et de compléter le dossier de notre numéro 220, actuellement en kiosques, consacré à la « remigration », concept qui prend progressivement de l’ampleur dans le discours politique français et européen, nous avons décidé d’interroger sur ce sujet un ensemble de personnalités du monde politique et culturel dissident en leur soumettant la même interrogation : « Pensez-vous que la « remigration » soit possible et souhaitable, et si oui, sous quelle forme et dans quelles conditions ? »
Les lecteurs sont également invités à participer, en commentaires ou par courriels, à ce débat. Aujourd’hui, la réponse de notre collaborateur David l’Épée.

Pour répondre à un précédent article jugé trop hostile à cette grande figure de l’histoire européenne, Christopher Gérard rend hommage à l’empereur Julien (331-363), flétri du surnom d’ « Apostat » par ses ennemis chrétiens. Philosophe néoplatonicien, mystique du Soleil, guerrier victorieux et dernier grand défenseur de l’hellénisme, Julien incarne une voie royale et tragique : celle d’un prince qui tenta, en moins de deux ans de règne, de rendre aux Dieux leur place au cœur de l’Empire romain.

À Emmanuel Macron, on a prêté ces mots, en mai 2017 : « Je suis la dernière chance du “système”. Si j’échoue, je serais remplacé par un populiste. » Nous y sommes, tant la réussite d’un potentiel candidat du Bloc central paraît être désormais sujette à caution.
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