
Dans ce nouvel épisode du « Plus d’Éléments », sur TV Libertés, Patrick Lusinchi s’est entouré de Daoud Boughezala, Rodolphe Cart, Anthony Marinier et François de Voyer pour évoquer quelques uns des sujets traités dans le numéro 218 du magazine des idées, actuellement en kiosques.

Dans un monde en pleine recomposition accélérée, nombreux sont ceux qui peuvent douter, à raison, de l’unification du “monde occidental”, véritable excroissance de la civilisation européenne s’étendant de l’Alaska à la Nouvelle-Zélande. La stratégie de Donald Trump restant largement incomprise aux yeux de beaucoup d’Européens, lui-même marchant plus probablement à l’intuition que selon une véritable colonne vertébrale idéologique. Pourtant, il peut exister un chemin vers cet objectif. Et ce chemin peut passer par le Groenland. Par souci de cohérence géostratégique, les États-Unis doivent imposer leur impérium sur l’Amérique du Nord, en y gagnant ainsi des siècles de développement sous le signe de la sécurité et de la prospérité. L’Europe, elle, doit imposer son imperium propre sur l’ensemble du Vieux continent, libérée de toute vassalité envers Washington et poursuivant sa destinée manifeste européenne.

Au grand scandale de la gauche politico-médiatique transalpine, la question de la remigration fait irruption dans le débat public italien et occupe aujourd’hui les unes des journaux et le centre des débats télévisés. A l’origine de ces remous, l’initiative du « Comité Remigration et Reconquête », constitué par différentes composantes de la droite radicale dont Casapound Italia, qui a rédigé et déposé un projet de loi pour lutter contre l’immigration et organiser une forme de remigration. Un « projet d’initiative citoyenne » qui a récolté les 50 000 signatures nécessaires à sa discussion par le Parlement en moins de 24 heures et atteint aujourd’hui le chiffre de 100 000 signataires, dont une large majorité de 18-27 ans. Notre correspondante à Rome nous narre le psychodrame suscité par cette situation.

Les opérations de l’agence fédérale anti-immigration ICE ont provoqué une onde de choc bien au-delà des États-Unis, jusqu’à diviser la droite française elle-même. Certes, la politique américaine regarde d’abord les citoyens américains. Mais lorsqu’une droite au pouvoir, outre-Atlantique, prétend incarner une ligne de fermeté migratoire proche de celle que beaucoup appellent de leurs vœux en Europe, elle engage aussi une responsabilité symbolique. Les morts survenues lors d’opérations de l’ICE ont aussitôt servi de prétexte à une disqualification morale globale de toute politique d’expulsions. Or, l’urgence démographique américaine, la politisation radicale de l’immigration par la gauche et les contraintes propres au fédéralisme expliquent l’ampleur des moyens mis en place par l’administration Trump.

C’est une arlésienne de la vie politique française que d’imaginer des acteurs économiques prendre le pas sur leurs homologues politiques à l’élection suprême. Comme souvent les idées idiotes, celle-là a la vie rude.

Donald Trump ne nous demande pas de l’aimer, il nous oblige à regarder en face ce que nous avons cessé d’être : des acteurs politiques capables de décider et d’assumer le conflit. Une vérité que l’Europe refuse d’entendre : la politique n’est pas une morale appliquée, mais une volonté mise en acte. En s’affranchissant des cadres imposés par ses adversaires, le président américain rappelle que la puissance commence par la définition souveraine de ses règles. Une mise au point nette et sans bavure d’un lecteur d’éléments, Bastien Frimas.

Il fait peu parler de lui, alors que, président du Sénat, il demeure le troisième personnage de l’État. Dernier pôle de stabilité d’un régime au bord du gouffre, un an avant la prochaine élection présidentielle ?
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