
Pour répondre à un précédent article jugé trop hostile à cette grande figure de l’histoire européenne, Christopher Gérard rend hommage à l’empereur Julien (331-363), flétri du surnom d’ « Apostat » par ses ennemis chrétiens. Philosophe néoplatonicien, mystique du Soleil, guerrier victorieux et dernier grand défenseur de l’hellénisme, Julien incarne une voie royale et tragique : celle d’un prince qui tenta, en moins de deux ans de règne, de rendre aux Dieux leur place au cœur de l’Empire romain.

À Emmanuel Macron, on a prêté ces mots, en mai 2017 : « Je suis la dernière chance du “système”. Si j’échoue, je serais remplacé par un populiste. » Nous y sommes, tant la réussite d’un potentiel candidat du Bloc central paraît être désormais sujette à caution.

Afin de prolonger et de compléter le dossier de notre numéro 220, actuellement en kiosques, consacré à la « remigration », concept qui prend progressivement de l’ampleur dans le discours politique français et européen, nous avons décidé d’interroger sur ce sujet un ensemble de personnalités du monde politique et culturel dissident en leur soumettant la même interrogation : « Pensez-vous que la « remigration » soit possible et souhaitable, et si oui, sous quelle forme et dans quelles conditions ? »
Les lecteurs sont également invités à participer, en commentaires ou par courriels, à ce débat. Aujourd’hui, les réponses de Michel Marmin, écrivain, cinéphile et musicologue, et de Thomas Hennetier, journaliste et rédacteur en chef de la revue Krisis.

Interdite une première fois à Paris, puis une seconde fois à Versailles où elle avait été relocalisée par le groupe Les Natifs qui l’organisait, la conférence de l’intellectuel américain Jared Taylor a finalement été interrompue le 3 juin par la police sur ordre des autorités préfectorales. À croire que le ministère de l’Intérieur n’avait rien de plus pressé à faire. On comprend mieux comment des émeutiers peuvent saccager des centres-villes en toute impunité ou comment des pédophiles multirécidivistes continuent de circuler librement : pour l’État, au lieu de protéger les petites Lyhanna, il semble qu’il n’existe pas de menace plus urgente qu’une conférence privée. Ainsi va la liberté d’expression en France. Car jusqu’à présent, nul ne savait précisément ce qui justifiait une telle interdiction : la conférence n’a pas été censurée pour des propos tenus, mais pour des propos susceptibles de l’être. Ces propos, les voici. Que l’on partage ou non les analyses de Jared Taylor, la rédaction d’« Éléments » estime qu’il appartient aux lecteurs de les juger par eux-mêmes et s’honore d’en publier aujourd’hui la version française.

Élu niçois depuis 2015, délégué général du mouvement Identité Libertés dirigé par Marion Maréchal, Philippe Vardon est une figure centrale du courant identitaire. Dans « Il est très tard mais… Il n’est pas encore trop tard » (Éditions IDées), il a rassemblé ses chroniques données à Radio Courtoisie. Entre colères, fidélités, combats et espérances, se dessine le portrait d’un homme qui refuse de capituler et continue de croire que l’histoire reste ouverte. Une leçon de militantisme et de courage.

Tandis que l’Europe se transforme progressivement en un vaste stock de normes, de musées et de procédures, dépossédée de son âme par sa propre réussite, la figure de Julien l’Apostat suscite une nouvelle résonance. Cet empereur païen du IVe siècle tenta de restaurer l’esprit gréco-romain face à un christianisme qui ne se contenta pas de remplacer les anciens cultes mais les phagocyta et en fit le véhicule d’un universel plus puissant. Lucide, Julien comprit ce que nos élites refusent de voir : une civilisation peut mourir comme évidence vécue bien avant que ses monuments ne s’effondrent. Dans cet article, Armand Henri interroge sans concession les illusions de l’humanisme occidental et pose la question fondamentale : ce que le christianisme a magnifié en Europe survivra-t-il au déclassement historique du Vieux Continent ?

La politique politicienne tient souvent du comique de répétition, à en juger par les suites du doublé du PSG/Arsenal, ce samedi 30 mai, en Coupe des champions. Les émeutes ayant accompagné ce sacre étaient prévisibles ; les réactions politico-médiatiques aussi.
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