
Le 12 février, Quentin Deranque est tombé sous les coups de l’extrême gauche. On espère – sans trop y croire – que la justice jugera rapidement les coupables et prononcera de lourdes peines. Mais fera-t-elle autre chose que désigner des exécutants ? Elle ne dira rien du climat installé depuis des années qui marginalise et criminalise tout mouvement classé à « l’extrême droite ».

Islamo-fascistes, écolo-fascistes, féministo-fascistes, européo-fascistes, libéro-fascistes… Si l’on en croit la vulgate médiatique et les piaillements militants des uns et des autres, plus de 80 ans après l’exécution de Benito Mussolini, tout le monde, ou presque, de Trump à Macron en passant par Mélenchon, Le Pen, Knafo et Van der Leyen, serait aujourd’hui devenu fasciste.
Une dérive sémantique aussi grotesque que contre-productive, qui, d’une part, participe au confusionnisme intellectuel et idéologique ambiant et, d’autre part, permet à la gauche contemporaine de se dédouaner de sa violence endémique et ses dérives extrémistes.

Les politiques mises en œuvre depuis un an par Donald Trump ont tellement modifié le paysage international qu’elles ont plongé la droite souverainiste dans une sorte de malaise.Ce malaise se résume à une question très simple : comment des forces qui se définissent comme souverainistes peuvent-elles soutenir une agression aussi mani-feste contre la souveraineté nationale que le blocus naval du Venezuela et la capture de son chef suprême par les États-Unis ? Et à l’inverse. Comment ces forces pour-raient-elles ne pas soutenir la politique de Donald Trump ? Comment pourraient-elles ne pas applaudir des deux mains une politique qui, depuis le bastion qui est à l’origine de ces maux, combat avec acharnement les délires woke, la mondialisation et la promotion de l’invasion migratoire ?

Il n’a échappé à personne que l’économie française se dégrade. On accuse les dirigeants en place, on espère que les prochaines élections porteront au pouvoir des hommes d’État à la hauteur. Sans vouloir blanchir les dirigeants actuels, il est tout de même une question à se poser : et si la lente érosion des économies libérales n’était pas liée à une mauvaise gestion, mais était structurelle, donc inexorable ?

Jean-Yves Le Gallou a lu avec attention notre dossier « Contre l’étatisme, repenser l’État ». Il en salue la cohérence et la vigueur critique. Mais il estime qu’il manque encore une pièce au puzzle. Une dimension décisive, trop souvent sous-estimée : ce que l’économiste Philippe Herlin a nommé l’« étatisme de connivence ». Autrement dit, un État parasite qui ne se contente plus d’intervenir, mais qui se nourrit de lui-même, prolifère et organise sa propre reproduction au détriment du corps social. Notre dossier l’aborde sous la plume d’Alain de Benoist et de Guillaume Travers, mais nous avons souhaité prolonger la discussion. La parole à Jean-Yves Le Gallou.

Le Premier ministre japonais Sanae Takaichi entre une nouvelle fois dans l’histoire du pays après avoir mené son parti à une écrasante victoire lors des élections générales ce dimanche 8 février. Ce résultat pourrait considérablement modifier les relations du Japon avec la Chine et conduire à de profondes réformes économiques.

C’était l’ultime vestige du mitterrandisme triomphant, il se voyait ministre de la Culture à vie. Aujourd’hui, il est entraîné dans les suites de l’affaire Jeffrey Epstein.
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