
Selon la (quasi) totalité des commentateurs, des experts et autres spécialistes divers et variés squattant jour et nuit les colonnes des journaux, les studios de radio et les plateaux télé, l’accession de Jean-Luc Mélenchon à la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle d’avril-mai prochain est impossible. En effet, celui-ci serait, à la lecture de tous les derniers sondages réalisés, systématiquement battu au second tour, quelle que soit la configuration, et même très largement si son opposante est Marine Le Pen. Pour Xavier Eman, cet enterrement des espérances du grand Timonier de la nouvelle France est un peu rapide.

Bruno Gaia, auteur de « Blanc cassé » (Éditions de La Nouvelle Librairie), signe une tribune au vitriol sur cette étrange fin d’octobre où la France, entre Halloween, émeutes lycéennes et appels à la « Purge » sur les réseaux sociaux, semble attendre son prochain cauchemar.

Parmi les théories du complot, il en tombe parfois du ciel. Certains observateurs peuvent poétiquement s’inspirer d’un nuage pour écrire un sonnet ; d’autres y trouveront un fascinant sujet d’observation météorologique. Et d’autres encore, s’appuyant sur certaines informations déclassifiées, considéreront le ciel comme un terrain de guerre météorologique.

On réduit souvent l’auteur du Déclin de l’Occident (1918-1922) à une sombre prophétie sur la fin de l’Europe. C’est oublier que Spengler, qui n’était pas juriste, a consacré au droit des analyses précises et parfois dérangeantes. Deux lecteurs de premier plan invitent à revenir sur cet aspect méconnu. Pierre Legendre, historien du droit et théoricien de l’anthropologie dogmatique, reprend explicitement à Spengler la notion de « pseudomorphose », sans adopter pour autant toute sa philosophie de l’histoire. Jorge Luis Borges, grand écrivain argentin, admire chez Spengler la puissance de la vision historique et du style, tout en se gardant de tenir ses prédictions pour des certitudes. Leurs lectures sont différentes et ne constituent pas une même école.

Ce week-end, le Rassemblement national se rassemblait à Orléans, ville joahnnique par excellence et signe de reconquête s’il en est. L’occasion de faire peau neuve, à six mois de l’élection suprême. Même si l’armure, elle, ne change pas.

On peut tout acheter, des avions high-tech, des missiles ou des systèmes de défense dernier cri. Pas l’art de faire la guerre. Depuis des décennies, l’Arabie saoudite engloutit des dizaines de milliards de dollars dans les arsenaux américains et européens, convaincue que sa puissance financière lui garantit la supériorité militaire et, au besoin, la protection de Washington. La guerre au Yémen et les attaques des Houthis contre ses infrastructures stratégiques mettent à rude épreuve ces deux certitudes.

Manque de candidats aux concours de l’Éducation nationale, salaires bloqués, conditions de travail dégradées… Les explications habituelles ne suffisent plus. Pour Bruno Gaia, qui a longtemps exercé dans des établissements difficiles, la crise des vocations enseigne quelque chose de plus profond : un changement de paradigme culturel chez une partie des élèves, une confrontation de codes et de valeurs qui rend le métier de plus en plus intenable.
Découvrez nos formules d’abonnement
• 2 ans • 12 N° • 96€
• 1 an • 6 N° • 52€
• Durée libre • 8,90€ /2 mois
• Soutien • 12 N° • 200€
Recevez chaque semaine, l’agenda des événements, nos dernières parutions, nos actualités.